Corps et arbre

En Indonésie, dans la région montagneuse de Sulawesi du Sud, se trouve Tana Toraja, la terre du peuple Toraja, au cœur de ce pays se trouve Kambira, le village des arbres-tombes. À Kambira la mort et la vie se chevauchent et s’entremêlent.

Les bébés morts-nés sont enterrés dans un arbre avec leur placenta, de même que les enfants décédés avant d’avoir des dents. Les anciens Torajas creusent avec précaution l’arbre utilisé pour la sépulture, les petits corps sont glissés à l’intérieur en position verticale pour que leur âme monte vers le ciel grâce au tronc. Ils remplissent ensuite le trou avec des oeufs en guise d’offrande. Puis ils réalisent une porte végétale qu’ils fixent comme une sorte de pansement pour refermer l’ouverture. L’arbre se développe alors autour du nourrisson en l’assimilant et en participant d’un cycle de régénération naturelle. Lorsque l’écorce s’est reconstituée, la porte tombe.

Corps et arbres est une suite de performances rituelles inspirées des cérémonies funéraires de Tana Toraja. Ce sont de lentes chorégraphies pour célébrer nos morts. »

Elle, Végétale, Coimbra, 26 octobre 2018

Arboretum, Théâtre de la Resserre, Cité Internationale, Paris, 26 octobre 2018

photo© Reed 013

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TransPlante, Darb, 1718  2° Off biennale of f Cairo, novembre/décembre 2018

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