Lâcher Prise

Photo Jeanne Laurent

Hantu+La Crew, Journée d’étude  « Lâcher prise » organisée par Jeanne Laurent et June Allen à l’Ecole des Arts, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Avec Pascale Weber, Jean Delsaux, Bordel Pawelski et Egide DW. (Photos S. Polvani).

Faute D’Eden

Performance de Hantu(Weber+Delsaux), Sylvie Roques, Bordel Pawelski

Dans le cadre de « Le corps, encore », Manifestation organisée du 8 au 10 juin 2018 au Non-Lieu, Roubaix par Eunyoung Leepark, Pascale Weber et Olivier Muselec.

Retour à la mer.

Performance de Pascale Weber, Abelle Halo, Eunyoung Leepark dans l’installation de Rosy Le Bars :  « Retour à la Mer ».

Roubaix, le 10 juin 2018 au « Non-Lieu », dans le cadre de « Le corps, encore ».

Hantu (Weber+Delsaux) : L’esprit de la Rivière (film)

Projection du film dans la programmation de Vidéoformes,
au Non Lieu, Roubaix, les 8, 9 et 10 juin Prochains

 

L’esprit de la rivière est une performance rituelle. Ce n’est pas le spectacle d’un rituel rejoué mais bien une cérémonie dont le rôle est de rétablir une sorte d’équilibre des forces qui opèrent dans un lieu.

Inspirée par les expériences chamaniques qui nous ont été transmises directement tant au Sapmi (Nord de la Norvège, rivière Tana) que par un couple de Chamans au sein de la jungle de Mentawai (Siberut, Indonésie) ou encore au Labrador  (Innus) et dans l’arctique canadien (Inuit), « L’esprit de la rivière » n’est pas une expérience ou une fiction anthropologiques mais une performance rituelle artistique c’est-à-dire conçue (et improvisée) de toutes pièces par notre duo dans un but à la fois curatif mais aussi esthétique

Les mains blanches (ou performance sur le népotisme)

Hantu (Weber+Delsaux)

Galerie Pauline Perplexe, 3 juin 2008

90, avenue de la Convention – 94110 Arcueil – M° RER B Laplace

 

Une partition en 9 points :

1-La caméra est en place.

2-J.D et P.W. arrivent.

3- Le tournage commence. P.W. se tient immobile avec une pile de cartons. Sur l’un elle écrit le mot « Surveillance ». D’autres mots suivront, attribués à l’un.e ou l’autre spectateur.trice.

Le public, cerné d’une limite tracée par les performeurs fournira à la demande des artistes des « élus » porteurs de cartons …

Corps et arbres (hantu #5), 2014-2018.

Faire corps avec l’arbre, s’incorporer en lui, puiser son énergie, devenir végétale, ensevelie, fibre et sève.

Corps et arbres est une série de performances rituelles

du duo Hantu (Weber+Delsaux)

A Sulawesi, le peuple Toraja a pour coutume, lorsqu’un enfant est mort-né ou qu’il meurt avant que ne poussent ses premières dents, de creuser le tronc d’un arbre vivant et de glisser le corps de l’enfant à l’intérieur. On referme sur lui et les offrandes qui l’accompagnent une porte végétale, espèrant que l’arbre cicatrisera la blessure, de sorte que l’enfant continue de vivre à travers l’arbre. On l’ensevelit verticalement, pour que son âme s’élève jusqu’au ciel à travers l’arbre. De Brocéliande à la Sorcière de Michelet, la forêt est un lieu mythique, il rassemble les imaginaires effrayants de la vie sauvage. Mais le « Promenons-nous dans les bois » des enfants a perdu de sa splendeur depuis Tchernobyl et l’espérance d’un Eden retrouvé qui motive les politiques de sanctuarisation. Des flancs du Puy de Dôme (1) aux banians de Jakarta (3), du cerisier de Monthelon (2) aux épinettes de la basse côte nord du Saint- Laurent (4), au fil des performances s’est affirmée notre rapport au végétal, à l’arbre, en particulier à l’arbre dans la forêt.

Esprit De La Riviere2

Sélection à VIDEOFORMES 2018, Festival International d’Arts Numériques de Clermont-Ferrand : projection du film « L’Esprit de la Rivière » dans le Cabinet de Curiosité du 14/03 au 31/03.

SALLE GILBERT-GAILLARD | 2 rue Saint-Pierre Ouverture : du mardi au samedi 10h > 18h | Le dimanche 14h > 18h
 
L’esprit de la rivière / Hantu (Weber+Delsaux) / France / 2016 / 17’26 :
Allongée sur un « médicament », un tapis de feutre syrien, portée par le rythme du tambour de Michael Harner ( Foundation for shamanic studies ) le corps enduit d’argile, P.W. trace des signes graphiques sur sa peau pour convoquer l’Esprit de la rivière.

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Lundi 3 septembre 2018, au Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois :
Projection et présentation du film « The Breakwater (dancing a line in the Sound) », Plymouth 2014 Durée: 20′ 51″.
Réalisation : Hantu (Weber+Delsaux)
Coproduction : Hantu/Visual Arts Research Group/Marine Institute/Plymouth University/Royal Navy.

Conf RhizomesPe
Danse en recherche
Cycle de conférences sur l’apport des techniques somatiques à la création chorégraphique : 7 artistes parlent de leur expérience de création en lien avec l’univers somatique, des parcours et des enjeux spécifiques et singuliers. Des témoignages qualitatifs, des questionnements et des échanges sur l’art d’être corps …
Lundi 16 Avril 2018 – Pascale Weber & Jean Delsaux (Hantu), « Ajustements sensibles : le corps comme création ».
Rhizomes est un projet piloté par Carlo Locatelli (artiste associé à la compagnie Avventure di vita), Stéphanie Decante (Université de Nanterre) & Françoise Quillet (Cirras).

Les performances Hantu traitent de l’articulation entre le corps présent et le corps représenté. Pascale Weber et Jean Delsaux envisagent la présence comme la conscience d’être vivant, conscience sans cesse actualisée de ce que sont un corps humain, son sexe, son genre, son âge, sa force, son organisation motrice, sa respiration et son interaction avec son environnement, sa relation à l’autre, sa place dans le groupe social. La représentation renvoie autant à la création artistique et au document d’archive (notamment photo et vidéo) qu’aux nombreuses images mentales dont il est question dans les pratiques de visualisation (respiration visualisée en Shiatsu, exercices de visualisation en I.F.* chez M. Feldenkrais, R.E.D.** chez R. Desoille, sophrologie…).

Entre présence et représentation, Hantu performe la manifestation et la continuation du désir vital, en s’appuyant tant sur une pratique régulière de la danse Butoh que celle des voyages dirigés, des techniques vocales issues du joik, du chant de gorge ou chant diphonique, des pratiques somatiques évoquées plus haut, ou d’un travail plus ancien en bio-énergie et Taï-Qi-Chuan car toutes ces techniques permettent des ajustements sensibles du corps et de la perception que nous en avons. Notre corps se réinvente pour survivre et s’adapter à tout ce qui autour de lui change également.

(* Intégrations fonctionnelles / ** Rêve Éveillé Dirigé)